Peut-être que je t'aimerai
Au premier regard
Un premier regard ça dure toute une vie
Et je te hairai
Au deuxième regard
Mais le deuxième regard
C'est celui qu'on oublie
Peut-être qu'on se mariera
Sous une pluie de riz
Sous une pluie de fleurs
et de rires
et de suie
La suie des cheminées des maisons qu'on aura
Habité dans nos rêves ou qu'on habitera
Une simple cabane
Près d'un coteau qui monte
La où le soleil tombe et où descend la pluie.
Peut être qu'on vieillira
Sans même s'en rendre compte
Ne pas rendre de compte
C'est bien là la question…
mercredi, mars 26, 2008
lundi, mars 10, 2008
lundi, mars 03, 2008
Isabelle
Aujourd'hui sort le nouvel album d'Isabelle Boulay, et comme elle a choisi de chanter une "toune" que j'ai écrite, voici le texte:
L’amour d’un homme
Dehors le ciel est gris, entre bleu et noir
Dehors j’entends la pluie qui remplit le soir
Je voudrais bien changer, le temps qu’il fait
Et puis le temps qui passe, sur le trottoir d’en face
Et puis je voudrais changer, ce que j’vois dans la glace
Tout c’que je sens fragile, comme du verre qui casse
Demain il fera jour, comme on dit souvent
Mais si j’pouvais être bien, tu vois, ça ferait longtemps…longtemps…
Mais tout ça en somme
ça demande au minimun
Un crayon, une gomme
Ou l’amour d’un homme…
Avant j’étais quelqu’un et j’me sens plus personne
Est-ce que ça revient une fois qu’on se pardonne
Tout c’qu’on aurait dû faire et qu’on n’a pas fait
Tout c’qu’on avait de lumière qu’on a laissé brûler
Et tu sais, tout, tout c’qui s’conjugue au passé
C’est pas pour rien qu’ça s’appelle l’imparfait
Et si je peux changer, devenir moi-même
C’est que je t’ai trouvé et que toi tu m’aimes… quand même…
Car tout ça en somme
Ça demande au minimum
Un crayon, une gomme
Ou l’amour d’un homme
Car tout ça en somme
C’est ce que la vie nous donne
Un crayon, une gomme
Et l’amour d’un homme
Vous pouvez écouter la chanson ici
jeudi, janvier 31, 2008
Robin des bois
Sais-tu que cet arbre
Là devant nous,
En face de Notre-dame
Est le plus vieil arbre de Paris?
Sais-tu qu'il doit son nom de « Robinier faux-accacia »
au botaniste Robin
Qui le planta place Dauphine en 1601
Et qu'il fut ensuite déplacé en 1635 pour l'endroit
Où il est aujourd'hui?
Et sais-tu que ce sont en réalité
Ses fleurs
Que les abeilles butinent
Pour faire ce qu'on appelle
Le miel d'accacia?
Quand j'ai eu épuisé
Toutes mes connaissances sur le sujet
J'ai posé un baiser sur ses lêvres,
Comme on pose à la sauvette un point
A la fin d'une phrase
Pour la terminer
Ses yeux ont sourit
C'était sans doute
La première déclaration d'amour
En forme d'arbre
Que quelqu'un lui ait jamais faite.
Là devant nous,
En face de Notre-dame
Est le plus vieil arbre de Paris?
Sais-tu qu'il doit son nom de « Robinier faux-accacia »
au botaniste Robin
Qui le planta place Dauphine en 1601
Et qu'il fut ensuite déplacé en 1635 pour l'endroit
Où il est aujourd'hui?
Et sais-tu que ce sont en réalité
Ses fleurs
Que les abeilles butinent
Pour faire ce qu'on appelle
Le miel d'accacia?
Quand j'ai eu épuisé
Toutes mes connaissances sur le sujet
J'ai posé un baiser sur ses lêvres,
Comme on pose à la sauvette un point
A la fin d'une phrase
Pour la terminer
Ses yeux ont sourit
C'était sans doute
La première déclaration d'amour
En forme d'arbre
Que quelqu'un lui ait jamais faite.
samedi, janvier 26, 2008
L'homme descend de la femme
La fille parlait
et elle disait
mon corps est une terre humide
au matin de l'amour
dans les petites heures
au delà du brouillard
et des choses cachées
j'accueillerai l'homme sans visage
l'homme en chaque homme
glaise de la glaise
je le façonnerai de mes gestes
pour en faire cette fontaine
où le plaisir vient se donner à boire
les mains ouvertes
les paumes tournées vers le ciel
quand les yeux cherchent
ce que les mots ne trouvent pas
la réponse
à aucune question
regarde,
Le ciel est grand
quand il déborde de la chair
et qu'au poignet de l'homme
bat le sang
une prière chaude
et sans gravité
un festin de sexe et de larmes
et de cris et de rage
et de temps
petite mort
pour naître encore
L'homme descend de la femme
et elle disait
mon corps est une terre humide
au matin de l'amour
dans les petites heures
au delà du brouillard
et des choses cachées
j'accueillerai l'homme sans visage
l'homme en chaque homme
glaise de la glaise
je le façonnerai de mes gestes
pour en faire cette fontaine
où le plaisir vient se donner à boire
les mains ouvertes
les paumes tournées vers le ciel
quand les yeux cherchent
ce que les mots ne trouvent pas
la réponse
à aucune question
regarde,
Le ciel est grand
quand il déborde de la chair
et qu'au poignet de l'homme
bat le sang
une prière chaude
et sans gravité
un festin de sexe et de larmes
et de cris et de rage
et de temps
petite mort
pour naître encore
L'homme descend de la femme
jeudi, janvier 17, 2008
Pavese
mercredi, janvier 09, 2008
samedi, janvier 05, 2008
L'idée
C'est quelque chose de léger
Un bonheur simple
Une inspiration d'air
Rien
Une idée qui vient
Sans raison:
Prendre un morceau du silence
Et le tenir dans le creux de sa main
Comme ça!
Un bonheur simple
Une inspiration d'air
Rien
Une idée qui vient
Sans raison:
Prendre un morceau du silence
Et le tenir dans le creux de sa main
Comme ça!
vendredi, décembre 28, 2007
Esperanza
Esperanza
Elle porte bien son nom
Alors je ne vois pas pourquoi
Elle ne porterait pas aussi
Le mien
Comme elle porte ses robes
Et ses colliers
De fleurs
Et l’insouciance libre
Qu’elle met en chaque chose.
Bien sûr,
Esperanza
Se donne à tous les hommes
Et fait les mêmes promesses à chacun d'eux
Mais ça m'est bien égal
Si ça leur est égal aussi.
Les hommes doivent bien être égaux
En quelque chose.
Elle porte bien son nom
Alors je ne vois pas pourquoi
Elle ne porterait pas aussi
Le mien
Comme elle porte ses robes
Et ses colliers
De fleurs
Et l’insouciance libre
Qu’elle met en chaque chose.
Bien sûr,
Esperanza
Se donne à tous les hommes
Et fait les mêmes promesses à chacun d'eux
Mais ça m'est bien égal
Si ça leur est égal aussi.
Les hommes doivent bien être égaux
En quelque chose.
samedi, décembre 22, 2007
Le bonheur
jeudi, décembre 20, 2007
La vie de garçon
Nous étions trois garçons
Aux cheveux d'étoiles
La nuit,
Nous la portions comme on porte le cercueil d'un ami
Posée sur une épaule
Un pas devant l'autre
Et puis l'autre après
Nous avancions l'air sombre
Dans les replis de l'ombre
Et la noirceur des rues
Aux vitres allumées
A croire qu'on voit le jour
Qui s'infiltre au travers
Un soleil en morceau
Eclaté de lumière
Et nous le nez en l’air
A regarder là-haut
Attendant le futur
La promesse annoncée
Bien sûr l'amour viendra
Mais dans un autre monde
Et les festins de chair
Et l'eau qu'on a vidée
A boire à la bouteille
Et aux cuisses des filles
La bouche grande ouverte
Et les genoux au sol
Comme à prier le ciel
Comme à prier le temps
Comme à prier sans voix
Et sans âme et sans nom
Juste avant de partir
Pour un autre demain
Dans le matin froissé
Etrangers à nous mêmes
Revenant du péché
Sans fleurs ni chrysanthèmes
En cortège défait
Chacun de son côté
Un pas devant l'autre
Et puis l'autre après…
Aux cheveux d'étoiles
La nuit,
Nous la portions comme on porte le cercueil d'un ami
Posée sur une épaule
Un pas devant l'autre
Et puis l'autre après
Nous avancions l'air sombre
Dans les replis de l'ombre
Et la noirceur des rues
Aux vitres allumées
A croire qu'on voit le jour
Qui s'infiltre au travers
Un soleil en morceau
Eclaté de lumière
Et nous le nez en l’air
A regarder là-haut
Attendant le futur
La promesse annoncée
Bien sûr l'amour viendra
Mais dans un autre monde
Et les festins de chair
Et l'eau qu'on a vidée
A boire à la bouteille
Et aux cuisses des filles
La bouche grande ouverte
Et les genoux au sol
Comme à prier le ciel
Comme à prier le temps
Comme à prier sans voix
Et sans âme et sans nom
Juste avant de partir
Pour un autre demain
Dans le matin froissé
Etrangers à nous mêmes
Revenant du péché
Sans fleurs ni chrysanthèmes
En cortège défait
Chacun de son côté
Un pas devant l'autre
Et puis l'autre après…
mardi, décembre 18, 2007
Lu et approuvé
lundi, décembre 17, 2007
vendredi, décembre 14, 2007
Fish and game
Je ferai face au précipice
Avec les yeux fermés
Je compterai de un à dix
Et à dix je les ouvrirai
Je parlerai avec moi-même
Comme si j’étais un étranger
Repu comme un jour de carême
Qu’on a passé à trop manger
Je porterai comme une seconde peau
Mes contradictions et celles du monde
On posera sur la même photo
Tous les deux au bras d'la même blonde
Je m'appellerai Napoléon
En souvenir de mon orgueil passé
Napoléon Christophe Colomb
Découvreur empereur et guerrier
Je serai voleur, pêcheur, menteur
Fossoyeur du monde au présent
L'homme dans toute sa splendeur
Jamais à court de mauvais temps
Je lirai le passé
Comme on lit l'avenir
Dans le marc de café
Et les verres à remplir
Je serai comme un chien,
Je serai comme un ours
La truite au coup de rein
Qui remonte la source
Seul au milieu des bois
Seul au regard du temps
Le chasseur et la proie
Les deux en même temps.
Avec les yeux fermés
Je compterai de un à dix
Et à dix je les ouvrirai
Je parlerai avec moi-même
Comme si j’étais un étranger
Repu comme un jour de carême
Qu’on a passé à trop manger
Je porterai comme une seconde peau
Mes contradictions et celles du monde
On posera sur la même photo
Tous les deux au bras d'la même blonde
Je m'appellerai Napoléon
En souvenir de mon orgueil passé
Napoléon Christophe Colomb
Découvreur empereur et guerrier
Je serai voleur, pêcheur, menteur
Fossoyeur du monde au présent
L'homme dans toute sa splendeur
Jamais à court de mauvais temps
Je lirai le passé
Comme on lit l'avenir
Dans le marc de café
Et les verres à remplir
Je serai comme un chien,
Je serai comme un ours
La truite au coup de rein
Qui remonte la source
Seul au milieu des bois
Seul au regard du temps
Le chasseur et la proie
Les deux en même temps.
mercredi, décembre 12, 2007
Jalousie
Elle le regarde
Elle pose sa main sur lui
Avec ce mélange de calme
Et d'impatience
Qui donne à son visage
Un air
D'inquiétude peut-être.
Il est
Avec elle
Gardant ses mots
Prêts et neufs pour plus tard
Tout à l’heure
Quand ils seront seuls.
Bien sûr dans sa relation avec lui
Les décisions ne sont pas égales
Elle décide du moment
Et lui
Décide du discours immuable
Qui va la transporter
Loin de moi
Ce qui m'amène
A le regarder
Avec beaucoup de crainte et de respect
Chaque fois qu'elle le lit
Le livre.
Elle pose sa main sur lui
Avec ce mélange de calme
Et d'impatience
Qui donne à son visage
Un air
D'inquiétude peut-être.
Il est
Avec elle
Gardant ses mots
Prêts et neufs pour plus tard
Tout à l’heure
Quand ils seront seuls.
Bien sûr dans sa relation avec lui
Les décisions ne sont pas égales
Elle décide du moment
Et lui
Décide du discours immuable
Qui va la transporter
Loin de moi
Ce qui m'amène
A le regarder
Avec beaucoup de crainte et de respect
Chaque fois qu'elle le lit
Le livre.
lundi, décembre 10, 2007
Happy hour
L'homme
A traversé le bar
Il s'est approché de cette femme
Qui attendait en fumant
La tête penchée en arrière
Et il lui a dit :
J'ai jamais rien sû
Prendre de mes mains
Jamais rien ramené du fond de l'eau
Que la mer à boire
Ecoutez
Je caresserai vos seins
Comme des poissons qui palpitent
Longs et lourds
Sur un lit de bois de sauge
A l'heure où les anges frissonnent
Comme l'arc après la flèche
La trace du bateau
Ecarte bien les lèvres de l'eau
Derrière
Comme l'encoche d'une souffrance
Ou d'un grand plaisir
Je connais les grands plaisirs
Et je connais les grandes souffrances
A dit l'homme à la femme
Qui faisait semblant de ne pas l'entendre
Je connais la caresse de vos cheveux
Sur mon torse
Entre sueur et larmes
Et la chair entière qui vibre
Toutes cuisses dehors
Je connais le souffle rauque
Qui vous brûle la poitrine
Le sang épais
Qui vous monte à la tête
En tourbillons
Venez maintenant
Je vous le demande
Sans violence
Avec la voix des rois et des saints
La voix
De ceux qui marchent sur le feu
Et rendent la justice
Venez maintenant
Puisque c'est ce que vous voulez.
Alors
La femme s'est levée
En titubant
Elle a posé ses mains sur les épaules
De l'homme
Et ils ont dansé
Comme ça
Seuls sur la piste
Sans musique.
A traversé le bar
Il s'est approché de cette femme
Qui attendait en fumant
La tête penchée en arrière
Et il lui a dit :
J'ai jamais rien sû
Prendre de mes mains
Jamais rien ramené du fond de l'eau
Que la mer à boire
Ecoutez
Je caresserai vos seins
Comme des poissons qui palpitent
Longs et lourds
Sur un lit de bois de sauge
A l'heure où les anges frissonnent
Comme l'arc après la flèche
La trace du bateau
Ecarte bien les lèvres de l'eau
Derrière
Comme l'encoche d'une souffrance
Ou d'un grand plaisir
Je connais les grands plaisirs
Et je connais les grandes souffrances
A dit l'homme à la femme
Qui faisait semblant de ne pas l'entendre
Je connais la caresse de vos cheveux
Sur mon torse
Entre sueur et larmes
Et la chair entière qui vibre
Toutes cuisses dehors
Je connais le souffle rauque
Qui vous brûle la poitrine
Le sang épais
Qui vous monte à la tête
En tourbillons
Venez maintenant
Je vous le demande
Sans violence
Avec la voix des rois et des saints
La voix
De ceux qui marchent sur le feu
Et rendent la justice
Venez maintenant
Puisque c'est ce que vous voulez.
Alors
La femme s'est levée
En titubant
Elle a posé ses mains sur les épaules
De l'homme
Et ils ont dansé
Comme ça
Seuls sur la piste
Sans musique.
dimanche, décembre 09, 2007
Petit bois
Un jour
J'ai marché sur cet étroit sentier
Qui borde la levée
Je me suis arrêté
A deux pas de la nuit
Et je peux te le jurer
J'en suis revenu réconforté
Quelqu'un a dit :
L'amour est l'amour
Qui ne connaît pas son nom
Alors il le demande
A tout le monde
Comme on demande son chemin
Je n'avais jamais entendu cette phrase avant
Mais je sentais bien
Qu'elle portait Dieu en elle
Et aussi le désir des femmes
Et les craquements de l'âme
Du petit bois
Sur lequel on marche
Et qui fait fuir l'animal
Que le chasseur poursuit.
Un petit rien qui sauve.
J'ai marché sur cet étroit sentier
Qui borde la levée
Je me suis arrêté
A deux pas de la nuit
Et je peux te le jurer
J'en suis revenu réconforté
Quelqu'un a dit :
L'amour est l'amour
Qui ne connaît pas son nom
Alors il le demande
A tout le monde
Comme on demande son chemin
Je n'avais jamais entendu cette phrase avant
Mais je sentais bien
Qu'elle portait Dieu en elle
Et aussi le désir des femmes
Et les craquements de l'âme
Du petit bois
Sur lequel on marche
Et qui fait fuir l'animal
Que le chasseur poursuit.
Un petit rien qui sauve.
samedi, décembre 08, 2007
L'ex
Elle était assise en face de moi
Et elle tenait
Son verre de vin blanc
Contre sa joue
Pour profiter de sa fraîcheur
Elle m'expliquait
En souriant
Que depuis moi,
Elle n'avait eu que de courtes liaisons
Avec des types impossibles
Qui tombaient amoureux
Dès qu'ils avaient joui en elle
Elle a dit:
Au fond,
Les hommes ne sont pas si compliqués!
J'ai continué à faire
De petits cercles concentriques
Sur la nappe
Avec le bout arrondi de mon couteau
Et c’est à ce moment-là que
J'ai remarqué
Que loin, au fond,
S'échappait par la porte
Des cuisines
La mélodie encore neuve
D'une chanson.
Et elle tenait
Son verre de vin blanc
Contre sa joue
Pour profiter de sa fraîcheur
Elle m'expliquait
En souriant
Que depuis moi,
Elle n'avait eu que de courtes liaisons
Avec des types impossibles
Qui tombaient amoureux
Dès qu'ils avaient joui en elle
Elle a dit:
Au fond,
Les hommes ne sont pas si compliqués!
J'ai continué à faire
De petits cercles concentriques
Sur la nappe
Avec le bout arrondi de mon couteau
Et c’est à ce moment-là que
J'ai remarqué
Que loin, au fond,
S'échappait par la porte
Des cuisines
La mélodie encore neuve
D'une chanson.
vendredi, décembre 07, 2007
Je blogue donc je self
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