Dans le soir
Aux yeux crevés d’étoiles
Avec un simple jour
En ligne d’horizon
Comme on cherche le vent
Dans le creux de la voile
Et l’écho d’un retour
Dans les lettres d’un nom
Je murmure l’espoir
Solide comme un pont
Un trait entre deux rives
Où dérive le son
Du froid dans le frisson
L’avenir qui arrive
Et advient comme il vient
Et advient comme il peut
En disant, oui je veux,
Oui j’ai voulu tout ça
Chaque heure chaque pas
C’est ainsi qu’est le monde
Et le monde est en moi,
Et moi je suis la vie
Et rien ne m’assouvis
L’eau noire du désir
Coule au fond de mes veines
Et qu’à cela ne tienne
Je suis et je serais
Au moins autant qu’hier
Quand tout était possible
Le centre de la cible
Et les mots indicibles
Qui se taisent en criant
Leur néant de silence
Un écho sans écho
Qui blafarde la nuit
Comme un oui sur un non
Comme un nom qui s’oublie
Quand on ferme les yeux
Et tout reste en dedans
La même litanie
Je serais et je suis
Comme j’étais avant
Puisque rien ne commence
Et que rien ne finit
Le même temps avance
Et avance et se fuit
J’étais dans le silence
Et je ne suis que bruit
Une infinie patience
Une impatiente nuit
Avant que tout commence
Comme tout a fini
Et qu’hier et demain
Ne soient plus
Qu’aujourd’hui.
Aujourd’hui .
vendredi, août 13, 2010
mardi, août 03, 2010
Lavomatic
Au croisement des rues
Une vitrine qui ne s'éteint jamais
Lavomatic
24 heures sur 24
Et dans la lumière
Pâle
Une fille
Qui lave son linge sale
Sans famille
Ses pensées tournent
En couleur
Dans le tambour
Reality show
Ce soir
Sur l'unique programme
Elle lave son linge sale
Sans famille
Devant son panier vide
Un verre de lessive
Et les néons se suivent
Et se ressemblent tous
Et ses yeux
Cherchent l’eau
Derrière le hublot
Comme une autre fenêtre
Entre hier et peut-être
Sur la planète terre
Fermez la porte
Au nez des courants d'air
Quand le soir tombe
Comme une tache d'encre
Que rien n'enlève
La nuit déteint sur tout
Les âmes et les corps
Et le silence d’or
Autour de cette fille
Qui lave son linge sale
Sans famille
En disant Saint Elvis
Va sauver l'Amérique
Dans son costume blanc
Riveté de lumière
En attendant demain
Comme on regrette hier
Une étoile filante
Une lente prière
Mon Dieu
Pourvu qu'il vienne
Le jour de la consolation
Au son des tambours
Du Lavomatic
Où on lave son linge sale
Sans famille.
Un poème tiré d'une série écrite à New York il y a quelques années.
Une vitrine qui ne s'éteint jamais
Lavomatic
24 heures sur 24
Et dans la lumière
Pâle
Une fille
Qui lave son linge sale
Sans famille
Ses pensées tournent
En couleur
Dans le tambour
Reality show
Ce soir
Sur l'unique programme
Elle lave son linge sale
Sans famille
Devant son panier vide
Un verre de lessive
Et les néons se suivent
Et se ressemblent tous
Et ses yeux
Cherchent l’eau
Derrière le hublot
Comme une autre fenêtre
Entre hier et peut-être
Sur la planète terre
Fermez la porte
Au nez des courants d'air
Quand le soir tombe
Comme une tache d'encre
Que rien n'enlève
La nuit déteint sur tout
Les âmes et les corps
Et le silence d’or
Autour de cette fille
Qui lave son linge sale
Sans famille
En disant Saint Elvis
Va sauver l'Amérique
Dans son costume blanc
Riveté de lumière
En attendant demain
Comme on regrette hier
Une étoile filante
Une lente prière
Mon Dieu
Pourvu qu'il vienne
Le jour de la consolation
Au son des tambours
Du Lavomatic
Où on lave son linge sale
Sans famille.
Un poème tiré d'une série écrite à New York il y a quelques années.
jeudi, juillet 08, 2010
Le Catalpa
Il y a
Dans les jardins du Luxembourg
à Paris
Un arbre atteint de
Plagiotropisme
une anomalie
Qui fait perdre aux branches
leur sens de l'orientation.
Au lieu de pousser vers le haut
En direction du ciel
Elles se contorsionnent
De façon grotesque
Comme si l'arbre se repliait sur lui-même
Sous l'effet d'une étrange douleur.
C'est d'autant plus triste
Que cet arbre est
Un Catalpa
L'arbre aux feuilles en forme de cœur.
Toutes ces feuilles qui s'emmêlent
Tous ces coeurs désorientés
Qui rampent au lieu de s’envoler.
A croire que
C’est là que poussent
Les chagrins d'amour
Dans les jardins du Luxembourg.
Ce texte a été mis en Chanson par Le chanteur/compositeur Brésilien Marcio Faraco (Universal Classic Jazz)
Dans les jardins du Luxembourg
à Paris
Un arbre atteint de
Plagiotropisme
une anomalie
Qui fait perdre aux branches
leur sens de l'orientation.
Au lieu de pousser vers le haut
En direction du ciel
Elles se contorsionnent
De façon grotesque
Comme si l'arbre se repliait sur lui-même
Sous l'effet d'une étrange douleur.
C'est d'autant plus triste
Que cet arbre est
Un Catalpa
L'arbre aux feuilles en forme de cœur.
Toutes ces feuilles qui s'emmêlent
Tous ces coeurs désorientés
Qui rampent au lieu de s’envoler.
A croire que
C’est là que poussent
Les chagrins d'amour
Dans les jardins du Luxembourg.
Ce texte a été mis en Chanson par Le chanteur/compositeur Brésilien Marcio Faraco (Universal Classic Jazz)
Le faux Accacia
Sais-tu que cet arbre
Là devant nous,
En face de Notre-dame
Est le plus vieil arbre de Paris?
Sais-tu qu'il doit son nom de « Robinier faux-accacia »
Au botaniste Robin
Qui le planta place Dauphine en 1601
Et qu'il fut ensuite déplacé en 1635 pour l'endroit
Où il est aujourd'hui?
Et sais-tu que ce sont en réalité
Ses fleurs
Que les abeilles butinent
Pour faire ce qu'on appelle
Le miel d'Accacia?
Sais-tu tout cela?
Quand j'ai eu épuisé
Toutes mes connaissances sur le sujet
J'ai posé un baiser sur ses lèvres,
Comme on pose à la sauvette un point
A la fin d'une phrase
Pour la terminer.
Ses yeux ont sourit
Je m’en souviens
Et
Elle m’a dit
Que
C'était sans aucun doute
La première déclaration d'amour
En forme d'arbre
Que quelqu'un lui ait jamais faite.
Là devant nous,
En face de Notre-dame
Est le plus vieil arbre de Paris?
Sais-tu qu'il doit son nom de « Robinier faux-accacia »
Au botaniste Robin
Qui le planta place Dauphine en 1601
Et qu'il fut ensuite déplacé en 1635 pour l'endroit
Où il est aujourd'hui?
Et sais-tu que ce sont en réalité
Ses fleurs
Que les abeilles butinent
Pour faire ce qu'on appelle
Le miel d'Accacia?
Sais-tu tout cela?
Quand j'ai eu épuisé
Toutes mes connaissances sur le sujet
J'ai posé un baiser sur ses lèvres,
Comme on pose à la sauvette un point
A la fin d'une phrase
Pour la terminer.
Ses yeux ont sourit
Je m’en souviens
Et
Elle m’a dit
Que
C'était sans aucun doute
La première déclaration d'amour
En forme d'arbre
Que quelqu'un lui ait jamais faite.
lundi, mars 29, 2010
Bénies soient les femmes
Ils arrachent la terre
A la terre à leurs pieds
Ils tracent des frontières
Pour se les disputer
Ils sèchent les rivières
Brûlent bois et forêts
Font l’été de l’hiver
Inversent les marées
Ils cherchent le profit
Sans même en profiter
Se lancent des défis
Comme on jette les dés
Ils sèment l’injustice
Récoltent la misère
Au bord du précipice
Ils regardent en arrière
Quand on voit ce qu’ils font
Quand on en fait la somme
Oh, bénies soient les femmes
Qui aiment encore les hommes.
Ils se créent des empires
Et des palais de verres
Ils prennent leurs désirs
Pour ce qu’il reste à faire
Ils réclament l’amour
Ne pensent qu’à le faire
Et vivent au jour le jour
Demain pas mieux qu’hier
Quand on voit ce qu’ils font
Quand on en fait la somme
Oh, bénies soient les femmes
Qui aiment encore les hommes.
Ils se donnent raison
Ils se donnent le temps
Exigent le pardon
Mais n’en font pas autant
Ils s’endorment le soir
Blottis, seuls et tremblants
Est-ce qu’habillé de gloire
On est moins nu qu’avant…
Ce texte a été enregistré sur l'album de Daniel Lavoie "Comédies Humaines" (Universal)
A la terre à leurs pieds
Ils tracent des frontières
Pour se les disputer
Ils sèchent les rivières
Brûlent bois et forêts
Font l’été de l’hiver
Inversent les marées
Ils cherchent le profit
Sans même en profiter
Se lancent des défis
Comme on jette les dés
Ils sèment l’injustice
Récoltent la misère
Au bord du précipice
Ils regardent en arrière
Quand on voit ce qu’ils font
Quand on en fait la somme
Oh, bénies soient les femmes
Qui aiment encore les hommes.
Ils se créent des empires
Et des palais de verres
Ils prennent leurs désirs
Pour ce qu’il reste à faire
Ils réclament l’amour
Ne pensent qu’à le faire
Et vivent au jour le jour
Demain pas mieux qu’hier
Quand on voit ce qu’ils font
Quand on en fait la somme
Oh, bénies soient les femmes
Qui aiment encore les hommes.
Ils se donnent raison
Ils se donnent le temps
Exigent le pardon
Mais n’en font pas autant
Ils s’endorment le soir
Blottis, seuls et tremblants
Est-ce qu’habillé de gloire
On est moins nu qu’avant…
Ce texte a été enregistré sur l'album de Daniel Lavoie "Comédies Humaines" (Universal)
lundi, février 22, 2010
Temps mort
Tous les arbres morts se ressemblent
Des branches à fissurer le ciel
Quand ce qui vit résiste et tremble
A chauffer son corps au soleil
L’hiver peut faire tomber les feuilles
La nudité baisser les yeux
Les pensées, portées comme un deuil
Soufflent la fumée loin du feu
Le sentier griffe la froidure
Partage la terre au milieu
Le prédateur ou sa pâture
Quand on y marche, on est les deux
La morsure des chiens du vent
Y déchire sa part de chair
En lambeaux de larmes et de temps
A saigner l’or sous la lumière
Et l’on reste là sous le ciel
A chercher des yeux l’horizon
Dans le moindre battement d’aile
Qui se glace comme un frisson
En attendant que la nuit vienne
Celle-là ou celle d’après
Pour que le temps nous désapprenne
Ou nous oublie comme un regret.
Des branches à fissurer le ciel
Quand ce qui vit résiste et tremble
A chauffer son corps au soleil
L’hiver peut faire tomber les feuilles
La nudité baisser les yeux
Les pensées, portées comme un deuil
Soufflent la fumée loin du feu
Le sentier griffe la froidure
Partage la terre au milieu
Le prédateur ou sa pâture
Quand on y marche, on est les deux
La morsure des chiens du vent
Y déchire sa part de chair
En lambeaux de larmes et de temps
A saigner l’or sous la lumière
Et l’on reste là sous le ciel
A chercher des yeux l’horizon
Dans le moindre battement d’aile
Qui se glace comme un frisson
En attendant que la nuit vienne
Celle-là ou celle d’après
Pour que le temps nous désapprenne
Ou nous oublie comme un regret.
lundi, décembre 07, 2009
Les loups
Sur mes lèvres, tu viendras boire
Comme les loups au petit jour
Dans le remous de mes eaux noires
Je te retiendrai sans retour
Sur mon ventre, tu poseras
Ton ventre, vague sur la vague
Et dans mes bras tu dormiras
Comme dans son étui la dague
Et à l’heure où les loups se mordent
Dans la neige aux draps blanc cassé
Nous serons deux mots qui s’accordent
Nous serons deux cordes nouées
Sur ta peau, je ferai ma route
Bouche ouverte et bouche fermée
Tes lignes je les suivrai toutes
Et toutes je les apprendrai
Sur ton corps, je prendrai racine
La sève est lente et prend son temps
Mes gestes brûlent et se calcinent
Comme à la lave d’un volcan
Et à l’heure où les loups se mordent
Dans la neige aux draps blanc cassé
Nous serons deux mots qui s’accordent
Nous serons deux cordes nouées
Sur tes ailes, je m’envolerai
Comme le vent qui porte haut
Un ciel plus loin, un ciel après
De pays tendre en pays chaud
Et à l’heure où les loups se mordent
Dans la neige aux draps blanc-cassé
Nous serons deux mots qui s’accordent
Nous serons deux cordes nouées..
Encore un texte adapté en musique par mon ami Daniel Lavoie... Une chanson d'hiver. Mon pays ce n'est pas un pays.... album comédies humaines (Universal)
Comme les loups au petit jour
Dans le remous de mes eaux noires
Je te retiendrai sans retour
Sur mon ventre, tu poseras
Ton ventre, vague sur la vague
Et dans mes bras tu dormiras
Comme dans son étui la dague
Et à l’heure où les loups se mordent
Dans la neige aux draps blanc cassé
Nous serons deux mots qui s’accordent
Nous serons deux cordes nouées
Sur ta peau, je ferai ma route
Bouche ouverte et bouche fermée
Tes lignes je les suivrai toutes
Et toutes je les apprendrai
Sur ton corps, je prendrai racine
La sève est lente et prend son temps
Mes gestes brûlent et se calcinent
Comme à la lave d’un volcan
Et à l’heure où les loups se mordent
Dans la neige aux draps blanc cassé
Nous serons deux mots qui s’accordent
Nous serons deux cordes nouées
Sur tes ailes, je m’envolerai
Comme le vent qui porte haut
Un ciel plus loin, un ciel après
De pays tendre en pays chaud
Et à l’heure où les loups se mordent
Dans la neige aux draps blanc-cassé
Nous serons deux mots qui s’accordent
Nous serons deux cordes nouées..
Encore un texte adapté en musique par mon ami Daniel Lavoie... Une chanson d'hiver. Mon pays ce n'est pas un pays.... album comédies humaines (Universal)
mercredi, novembre 18, 2009
De A à Z
C'était un joueur de Jazz
Qui s'appelait Anastase
Il arrivait du Caucase
Dans un vieux camion d'occase
Une fille aux yeux topaze
Rencontrée dans un gymnase
Lui lança comme un ukase
Viens par là que l'on se case
C'est fou comme le coeur s'embrase
Dès qu'on parle avec emphase
Notre beau joueur de Jazz
En tomba comme en extase
La fille, sans périphrase
Etait belle comme Cameron Diaz
Mais aussi, et c'est plus naze
Plus jalouse qu'Alcatraz
Quand y'a de l'eau dans le gaz
"to be" se transforme en "was"
Le bonheur se kamikaze
Comme un mégot qu'on écrase
Bientôt la coupe fût rase
Et notre cher Anastase
Jouant les fils de pégase
Largua la fille à La Paz
Comme un point finit la phrase
La morale est bien narquoise
L'amour meurt dès qu'on s'en blase
Comme une fleur dans un vase.
Qui s'appelait Anastase
Il arrivait du Caucase
Dans un vieux camion d'occase
Une fille aux yeux topaze
Rencontrée dans un gymnase
Lui lança comme un ukase
Viens par là que l'on se case
C'est fou comme le coeur s'embrase
Dès qu'on parle avec emphase
Notre beau joueur de Jazz
En tomba comme en extase
La fille, sans périphrase
Etait belle comme Cameron Diaz
Mais aussi, et c'est plus naze
Plus jalouse qu'Alcatraz
Quand y'a de l'eau dans le gaz
"to be" se transforme en "was"
Le bonheur se kamikaze
Comme un mégot qu'on écrase
Bientôt la coupe fût rase
Et notre cher Anastase
Jouant les fils de pégase
Largua la fille à La Paz
Comme un point finit la phrase
La morale est bien narquoise
L'amour meurt dès qu'on s'en blase
Comme une fleur dans un vase.
dimanche, octobre 25, 2009
Comédie humaine
Sombre est le cœur des hommes en peine,
Rempli de larmes et de douleur
Leurs yeux sont déchirés de chaînes
Comme des éclairs de chaleur
Là, sur le sable de l’arène
Coule un sang d’un rouge de fleur
A leurs lèvres un parfum de haine
Chante l’exode et la terreur
Lourd est le front des hommes en peine
Perlé de gouttes de sueur
De jours plus longs que des semaines
A écouter battre son cœur
Dans les cales où on les emmène
Clandestins, bêtes de labeur
Quand monte le chant des sirènes
C’est celles que fuient les passeurs
Longue est la nuit des hommes en peine
Crevée d’étoiles et de fureur
Ceux qui n’ont rien, faut qu’on leur prenne
Encore un peu de leur honneur
De quel fruit mangent-ils la graine
Noire et amère à l’intérieur
Si c’est la comédie humaine
Le spectacle fait mal au cœur.
Ce texte figure sur l'album éponyme de Daniel Lavoie "Comédie Humaine".
Rempli de larmes et de douleur
Leurs yeux sont déchirés de chaînes
Comme des éclairs de chaleur
Là, sur le sable de l’arène
Coule un sang d’un rouge de fleur
A leurs lèvres un parfum de haine
Chante l’exode et la terreur
Lourd est le front des hommes en peine
Perlé de gouttes de sueur
De jours plus longs que des semaines
A écouter battre son cœur
Dans les cales où on les emmène
Clandestins, bêtes de labeur
Quand monte le chant des sirènes
C’est celles que fuient les passeurs
Longue est la nuit des hommes en peine
Crevée d’étoiles et de fureur
Ceux qui n’ont rien, faut qu’on leur prenne
Encore un peu de leur honneur
De quel fruit mangent-ils la graine
Noire et amère à l’intérieur
Si c’est la comédie humaine
Le spectacle fait mal au cœur.
Ce texte figure sur l'album éponyme de Daniel Lavoie "Comédie Humaine".
samedi, mai 16, 2009
Atomes
Dans le ciel aérodrome
Volent deux petits atomes
Des pilotes sans diplômes
Qui vont d’axiome en axiome
Le soir ce curieux binôme
Rentre dans son mobile home
Pour dormir comme des fantômes
Invisibles en leur royaume
Le monde a bien des arômes
Quand on est deux sous son dôme
Ça répare, mercurochrome
Les chagrins et leurs symptômes
Sur le cœur ça mets du baume
Sous les armures et les heaumes
Ça vous fait chanter des psaumes
Et applaudir des deux paumes
L’amour est un palindrome
Dans les deux sens de l’idiome
Un jour ils feront des mômes
Du coté des jours qu’on chôme
Qui deviendront des atomes
Des petits points autonomes
Et feront chacun leur home
En bois en brique ou en chaume..
Volent deux petits atomes
Des pilotes sans diplômes
Qui vont d’axiome en axiome
Le soir ce curieux binôme
Rentre dans son mobile home
Pour dormir comme des fantômes
Invisibles en leur royaume
Le monde a bien des arômes
Quand on est deux sous son dôme
Ça répare, mercurochrome
Les chagrins et leurs symptômes
Sur le cœur ça mets du baume
Sous les armures et les heaumes
Ça vous fait chanter des psaumes
Et applaudir des deux paumes
L’amour est un palindrome
Dans les deux sens de l’idiome
Un jour ils feront des mômes
Du coté des jours qu’on chôme
Qui deviendront des atomes
Des petits points autonomes
Et feront chacun leur home
En bois en brique ou en chaume..
mercredi, mai 13, 2009
Pas facile
Je te demande pas grand chose
Juste un peu d’amour encore
Juste un peu de quelque chose
Un peu moins froid que le nord
Je te demande pas grand chose
Si tu veux bien jouer le jeu
Oublier ce qui nous oppose
Pour qu’on se retrouve au milieu
Tu me donneras c’que tu voudras
Tu me donneras c’que tu pourras
Je f’rai en sorte que ça m’suffise
Qu’est-ce que tu veux que je te dise
Tu me donneras c’que tu sauras
Tu me donneras c’que tu auras
Je ferais pas le difficile
Je sais qu’donner c’est pas facile
Je te demande pas grand chose
Mais j’te le demande quand même
Pendant que le temps se repose
Enfin, si c’est pas un problème
Je te demande pas grand chose
Juste un sourire et un silence
Juste d’ouvrir ta porte close
Pour me dire ce que tu en penses
Tu me donneras c’que tu voudras
Tu me donneras c’que tu pourras
Je f’rai en sorte que ça m’suffise
Qu’est-ce que tu veux que je te dise
Tu me donneras c’que tu sauras
Tu me donneras c’que tu auras
Je ferais pas le difficile
Je sais qu’donner c’est pas facile
Je te demande pas grand chose
Juste ta main contre ma joue
Même dans les jardins de roses
Il y a des épines partout
Je te demande pas grand chose
J’ai tellement peu en échange
Demander ça ou autre chose
Au fond, dis moi, qu’est-ce que ça change ?
ce texte est chanté par l'artiste Canadien Martin Deschamps
Juste un peu d’amour encore
Juste un peu de quelque chose
Un peu moins froid que le nord
Je te demande pas grand chose
Si tu veux bien jouer le jeu
Oublier ce qui nous oppose
Pour qu’on se retrouve au milieu
Tu me donneras c’que tu voudras
Tu me donneras c’que tu pourras
Je f’rai en sorte que ça m’suffise
Qu’est-ce que tu veux que je te dise
Tu me donneras c’que tu sauras
Tu me donneras c’que tu auras
Je ferais pas le difficile
Je sais qu’donner c’est pas facile
Je te demande pas grand chose
Mais j’te le demande quand même
Pendant que le temps se repose
Enfin, si c’est pas un problème
Je te demande pas grand chose
Juste un sourire et un silence
Juste d’ouvrir ta porte close
Pour me dire ce que tu en penses
Tu me donneras c’que tu voudras
Tu me donneras c’que tu pourras
Je f’rai en sorte que ça m’suffise
Qu’est-ce que tu veux que je te dise
Tu me donneras c’que tu sauras
Tu me donneras c’que tu auras
Je ferais pas le difficile
Je sais qu’donner c’est pas facile
Je te demande pas grand chose
Juste ta main contre ma joue
Même dans les jardins de roses
Il y a des épines partout
Je te demande pas grand chose
J’ai tellement peu en échange
Demander ça ou autre chose
Au fond, dis moi, qu’est-ce que ça change ?
ce texte est chanté par l'artiste Canadien Martin Deschamps
mardi, mai 12, 2009
Le retour
Donne moi le silence
Et j'en ferai un chant
De rires et de souffrances
A remplir le néant
Donne moi les étoiles
J'en ferai des bijoux
Des diadèmes aux yeux pâles
Et des perles à ton cou
Donne moi ton amour
J'en ferai de l'amour
T’en auras le retour
Chaque nuit chaque jour
Donne moi le chagrin
J'en ferai de la pluie
Pour faire pousser demain
Comme une fleur grandit
Donne moi juste une heure
J'en ferai l'avenir
Comme on fait du bonheur
Avec juste un sourire
Donne moi ton amour
J'en ferai de l'amour
T’en auras le retour
Chaque nuit chaque jour
Donne moi un début
J'inventerai la suite
Chaque jour un peu plus
Le temps passe si vite
Donne moi cette nuit
Et puis la nuit d'après
J'en ferai une vie
Toute une éternité
Donne moi ton amour
J'en ferai de l'amour
T’en auras le retour
Chaque jour de toujours…
Et j'en ferai un chant
De rires et de souffrances
A remplir le néant
Donne moi les étoiles
J'en ferai des bijoux
Des diadèmes aux yeux pâles
Et des perles à ton cou
Donne moi ton amour
J'en ferai de l'amour
T’en auras le retour
Chaque nuit chaque jour
Donne moi le chagrin
J'en ferai de la pluie
Pour faire pousser demain
Comme une fleur grandit
Donne moi juste une heure
J'en ferai l'avenir
Comme on fait du bonheur
Avec juste un sourire
Donne moi ton amour
J'en ferai de l'amour
T’en auras le retour
Chaque nuit chaque jour
Donne moi un début
J'inventerai la suite
Chaque jour un peu plus
Le temps passe si vite
Donne moi cette nuit
Et puis la nuit d'après
J'en ferai une vie
Toute une éternité
Donne moi ton amour
J'en ferai de l'amour
T’en auras le retour
Chaque jour de toujours…
dimanche, septembre 07, 2008
Violoncelle
Viens que j'te violoncelle
Viens que j'te crépuscule
Ma petite hirondelle
Ma tendre libellule
Viens que je te dentelle
Viens que je te pilule
Ma petite étincelle
Ma précise virgule
Viens que je te patience
Viens que je te mystère
Ma petite innocence
Mon obscure lumière
Viens que je te silence
Viens que je te frontière
Ma petite vacance
Mon étoile de mer
Reste, que je te patience
Reste, que je te serrure
Ma rebelle évidence
Ma douce enluminure
Reste, que je te visage
Reste que je te matine
Ma volute volage
Ma voyelle voisine
Reste, que je te rivière
Reste, que je te voilure
Mon demain, mon hier
Ma seconde qui dure
Reste, que je te velours
Reste, que je te racine
Mon féminin mon amour
Ma route, ma routine
Pars que je te lointaine
Pars que je te rature
Ma douleur obsidienne
Ma petite blessure
Pars que je te semaine
Pars que je te parure
Ma si proche prochaine
Ma parfaite mesure
Pars que je te bye-bye
Pars que je te magique
Mon tout dans le détail
ma ligne, mon oblique
Pars que je te chandail
Pars que je te musique
Que je vaille que vaille
Que je te sens unique
Viens que j'te violoncelle
Viens que j'te crépuscule...
enregistré sur l'album "Comedies humaines" de Daniel Lavoie (2004)
Viens que j'te crépuscule
Ma petite hirondelle
Ma tendre libellule
Viens que je te dentelle
Viens que je te pilule
Ma petite étincelle
Ma précise virgule
Viens que je te patience
Viens que je te mystère
Ma petite innocence
Mon obscure lumière
Viens que je te silence
Viens que je te frontière
Ma petite vacance
Mon étoile de mer
Reste, que je te patience
Reste, que je te serrure
Ma rebelle évidence
Ma douce enluminure
Reste, que je te visage
Reste que je te matine
Ma volute volage
Ma voyelle voisine
Reste, que je te rivière
Reste, que je te voilure
Mon demain, mon hier
Ma seconde qui dure
Reste, que je te velours
Reste, que je te racine
Mon féminin mon amour
Ma route, ma routine
Pars que je te lointaine
Pars que je te rature
Ma douleur obsidienne
Ma petite blessure
Pars que je te semaine
Pars que je te parure
Ma si proche prochaine
Ma parfaite mesure
Pars que je te bye-bye
Pars que je te magique
Mon tout dans le détail
ma ligne, mon oblique
Pars que je te chandail
Pars que je te musique
Que je vaille que vaille
Que je te sens unique
Viens que j'te violoncelle
Viens que j'te crépuscule...
enregistré sur l'album "Comedies humaines" de Daniel Lavoie (2004)
mardi, août 05, 2008
mercredi, juillet 30, 2008
Lune de miel
Il y a une lune de miel
Les étoiles en sont les abeilles
Elles se dorent au soleil
En attendant qu' on se réveille…
Les étoiles en sont les abeilles
Elles se dorent au soleil
En attendant qu' on se réveille…
dimanche, juillet 06, 2008
Ames égales
On se regarde
Chacun sur ses gardes
Ça me regarde
Si je te garde
On se délaisse
Chacun tire sa laisse
C'est ma faiblesse
Si je te laisse
C'est un combat
A âmes égales
Entre toi et moi
Le bien et le mal
On se détourne
Mais ce qu'il en retourne
C'est que la roue tourne
Et tourne et tourne
On se dédit
On joue la comédie
Je t'interdis
De faire ce que je dis
C'est un combat
A âmes égales
Entre toi et moi
Le bien et le mal
On se défend
D'agir comme des enfants
Des coeurs qu'on fends
L'air triomphant
On se dérange
Au fond qu'est-ce que ça change
C'est pas étrange
Que ça s'arrange
C'est un combat
A âmes égales
Entre toi et moi
Et point final
Chacun sur ses gardes
Ça me regarde
Si je te garde
On se délaisse
Chacun tire sa laisse
C'est ma faiblesse
Si je te laisse
C'est un combat
A âmes égales
Entre toi et moi
Le bien et le mal
On se détourne
Mais ce qu'il en retourne
C'est que la roue tourne
Et tourne et tourne
On se dédit
On joue la comédie
Je t'interdis
De faire ce que je dis
C'est un combat
A âmes égales
Entre toi et moi
Le bien et le mal
On se défend
D'agir comme des enfants
Des coeurs qu'on fends
L'air triomphant
On se dérange
Au fond qu'est-ce que ça change
C'est pas étrange
Que ça s'arrange
C'est un combat
A âmes égales
Entre toi et moi
Et point final
jeudi, juin 26, 2008
vendredi, juin 20, 2008
PLus ultra nec
Quand j'en ai marre des prises de bec
Des prises de tête qui vont avec
Quand j'ai plus le moral au sec
Que tout ressemble à un échec
Quand y'a plus rien qui va impec'
Qu'on est loin du plus ultra nec
Je vais dans ma bibliothèque
Et sur les étagères en teck
Y'a
Houellebec, Darrieusecq, Ravalec
Un film ou deux d'Amos Kollek
"Je me souviens" de Georges Pérec
Les Cars avec Rick Ocasek
Un vieux DVD de Star Trek
Le premier album de Miossec
Un quatuor de Janacèk
"A l'est d'Eden" de Steinbeck
Quand j'ai même plus d'quoi faire un chèque
Plus un centime, plus un kopeck
Que j'me sens le dernier des mecs
Comme le Z après le Y
Quand j'ai besoin de faire un break
D'un peu de plaisir, de bonbec
Je vais dans ma bibliothèque
Et sur mes étagères en teck
Y'a
Houellebec, Darrieusecq, Ravalec
"Moi et toi" de Yann Queffélec
"Chasing Amy" with Ben Affleck
La saison deux de Prison break
Babylon babies de Dantec
Le nouveau Beck, un vieux Jeff Beck
Une photo d'un coin du Québec
« A l’est d’Eden » de Steinbeck
Des prises de tête qui vont avec
Quand j'ai plus le moral au sec
Que tout ressemble à un échec
Quand y'a plus rien qui va impec'
Qu'on est loin du plus ultra nec
Je vais dans ma bibliothèque
Et sur les étagères en teck
Y'a
Houellebec, Darrieusecq, Ravalec
Un film ou deux d'Amos Kollek
"Je me souviens" de Georges Pérec
Les Cars avec Rick Ocasek
Un vieux DVD de Star Trek
Le premier album de Miossec
Un quatuor de Janacèk
"A l'est d'Eden" de Steinbeck
Quand j'ai même plus d'quoi faire un chèque
Plus un centime, plus un kopeck
Que j'me sens le dernier des mecs
Comme le Z après le Y
Quand j'ai besoin de faire un break
D'un peu de plaisir, de bonbec
Je vais dans ma bibliothèque
Et sur mes étagères en teck
Y'a
Houellebec, Darrieusecq, Ravalec
"Moi et toi" de Yann Queffélec
"Chasing Amy" with Ben Affleck
La saison deux de Prison break
Babylon babies de Dantec
Le nouveau Beck, un vieux Jeff Beck
Une photo d'un coin du Québec
« A l’est d’Eden » de Steinbeck
mardi, mai 27, 2008
Shotgun house
C'est promis
Je ne tirerai plus au revolver
Sur le poste de télévision
Dans ma shotgun house *
J'en ai assez de voir cet attroupement
Devant ma porte
A chaque fois.
Ce soir encore
Quelqu'un a appelé les flics
Et ce soir encore
Ils sont venus,
En faisant cligner l'oeil bleu
De leurs gyrophares
Sur la nuit plus bleue encore
Et puis ce type
En blouse blanche
Je voyais bien
à sa façon
De me demander avec insistance
Si j'avais compris que le vrai monde
Était pas à l'intérieur
Qu'il n'en était pas sûr lui-même
J'ai eu qu'à lui demander s'il y avait eu des morts
Ou des blessés
Aux informations
Et il a compris ce que je voulais dire
Allez!
Vous pouvez me laisser maintenant
C’est done
La médecine des anciens
Ne marche plus sur le monde moderne
Et puis
Tel que c’est là
Si l'écran de la télé
Continue à débarquer chez moi
Tous gyrophares dehors
A chaque fois que je lui tire dessus
C'est le remède pire que le mal.
(1) A la Nouvelle-Orléans, une shotgun house
- littéralement : maison coup de fusil -
est une maison typique dont toutes les pièces
sont en enfilades.
Je ne tirerai plus au revolver
Sur le poste de télévision
Dans ma shotgun house *
J'en ai assez de voir cet attroupement
Devant ma porte
A chaque fois.
Ce soir encore
Quelqu'un a appelé les flics
Et ce soir encore
Ils sont venus,
En faisant cligner l'oeil bleu
De leurs gyrophares
Sur la nuit plus bleue encore
Et puis ce type
En blouse blanche
Je voyais bien
à sa façon
De me demander avec insistance
Si j'avais compris que le vrai monde
Était pas à l'intérieur
Qu'il n'en était pas sûr lui-même
J'ai eu qu'à lui demander s'il y avait eu des morts
Ou des blessés
Aux informations
Et il a compris ce que je voulais dire
Allez!
Vous pouvez me laisser maintenant
C’est done
La médecine des anciens
Ne marche plus sur le monde moderne
Et puis
Tel que c’est là
Si l'écran de la télé
Continue à débarquer chez moi
Tous gyrophares dehors
A chaque fois que je lui tire dessus
C'est le remède pire que le mal.
(1) A la Nouvelle-Orléans, une shotgun house
- littéralement : maison coup de fusil -
est une maison typique dont toutes les pièces
sont en enfilades.
vendredi, mai 09, 2008
Le nombril du monde
J'ai adoré ton ventre
Comme si c'était le nombril du monde
Chaque caresse
Est comme une prière
Disent les hommes
Qui ne croient plus qu'en leurs désirs
Tout est bouche
Dans nos corps insatiables
J'ai adoré ton ventre
Comme si c'était le nombril du monde
La cible d’un compas
Nous entourant d’un même cercle
Nous
Et le vide
Et la nuit
Et le temps
Qu’elle transpire.
Comme si c'était le nombril du monde
Chaque caresse
Est comme une prière
Disent les hommes
Qui ne croient plus qu'en leurs désirs
Tout est bouche
Dans nos corps insatiables
J'ai adoré ton ventre
Comme si c'était le nombril du monde
La cible d’un compas
Nous entourant d’un même cercle
Nous
Et le vide
Et la nuit
Et le temps
Qu’elle transpire.
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