jeudi, avril 17, 2008

Falaise

La terre frissonnait
D’algue et de vent
Face à la mer passible
Un monde en tempête
Au charbon de la pluie
Et pourtant fête paisible
Où le goût
Des larmes
Est bien celui du sel
Elle
En haut de la falaise
Elle se tenait face au vent
Tendue comme une voile
Les cheveux en drapeau
Dans le déclin
Rapide
Du soleil couchant
Elle regardait le ciel
Comme un battement d’aile
Venant frôler sa bouche
Juste un rien qui la touche
Un baiser sur les lèvres
Une question posée
Chaque mot bien pesé
Mais où est-il ce prince
Dont je suis le royaume ?

5 commentaires:

Anonyme a dit…

Il me vient l'image de cette femme au bord de cette falaise...qu'ils sont beaux tes mots :)

Anonyme a dit…

Promise devant la mer...

Anonyme a dit…

Les histoires de princesses racontées aux petites filles leur causent bien des illusions, bien des désagréments en grandissant, bien des désillusions.

Anonyme a dit…

En quête mais de quoi ? D'un éternel amour, d'absolu ? En tous cas un rythme propre aux vagues et au vent dans ce texte magnifique

Lunaba a dit…

l'absolu
toujours
une quête éternelle...