Viens que j'te violoncelle
Viens que j'te crépuscule
Ma petite hirondelle
Ma tendre libellule
Viens que je te dentelle
Viens que je te pilule
Ma petite étincelle
Ma précise virgule
Viens que je te patience
Viens que je te mystère
Ma petite innocence
Mon obscure lumière
Viens que je te silence
Viens que je te frontière
Ma petite vacance
Mon étoile de mer
Reste, que je te patience
Reste, que je te serrure
Ma rebelle évidence
Ma douce enluminure
Reste, que je te visage
Reste que je te matine
Ma volute volage
Ma voyelle voisine
Reste, que je te rivière
Reste, que je te voilure
Mon demain, mon hier
Ma seconde qui dure
Reste, que je te velours
Reste, que je te racine
Mon féminin mon amour
Ma route, ma routine
Pars que je te lointaine
Pars que je te rature
Ma douleur obsidienne
Ma petite blessure
Pars que je te semaine
Pars que je te parure
Ma si proche prochaine
Ma parfaite mesure
Pars que je te bye-bye
Pars que je te magique
Mon tout dans le détail
ma ligne, mon oblique
Pars que je te chandail
Pars que je te musique
Que je vaille que vaille
Que je te sens unique
Viens que j'te violoncelle
Viens que j'te crépuscule...
enregistré sur l'album "Comedies humaines" de Daniel Lavoie (2004)
dimanche, septembre 07, 2008
mardi, août 05, 2008
mercredi, juillet 30, 2008
Lune de miel
Il y a une lune de miel
Les étoiles en sont les abeilles
Elles se dorent au soleil
En attendant qu' on se réveille…
Les étoiles en sont les abeilles
Elles se dorent au soleil
En attendant qu' on se réveille…
dimanche, juillet 06, 2008
Ames égales
On se regarde
Chacun sur ses gardes
Ça me regarde
Si je te garde
On se délaisse
Chacun tire sa laisse
C'est ma faiblesse
Si je te laisse
C'est un combat
A âmes égales
Entre toi et moi
Le bien et le mal
On se détourne
Mais ce qu'il en retourne
C'est que la roue tourne
Et tourne et tourne
On se dédit
On joue la comédie
Je t'interdis
De faire ce que je dis
C'est un combat
A âmes égales
Entre toi et moi
Le bien et le mal
On se défend
D'agir comme des enfants
Des coeurs qu'on fends
L'air triomphant
On se dérange
Au fond qu'est-ce que ça change
C'est pas étrange
Que ça s'arrange
C'est un combat
A âmes égales
Entre toi et moi
Et point final
Chacun sur ses gardes
Ça me regarde
Si je te garde
On se délaisse
Chacun tire sa laisse
C'est ma faiblesse
Si je te laisse
C'est un combat
A âmes égales
Entre toi et moi
Le bien et le mal
On se détourne
Mais ce qu'il en retourne
C'est que la roue tourne
Et tourne et tourne
On se dédit
On joue la comédie
Je t'interdis
De faire ce que je dis
C'est un combat
A âmes égales
Entre toi et moi
Le bien et le mal
On se défend
D'agir comme des enfants
Des coeurs qu'on fends
L'air triomphant
On se dérange
Au fond qu'est-ce que ça change
C'est pas étrange
Que ça s'arrange
C'est un combat
A âmes égales
Entre toi et moi
Et point final
jeudi, juin 26, 2008
vendredi, juin 20, 2008
PLus ultra nec
Quand j'en ai marre des prises de bec
Des prises de tête qui vont avec
Quand j'ai plus le moral au sec
Que tout ressemble à un échec
Quand y'a plus rien qui va impec'
Qu'on est loin du plus ultra nec
Je vais dans ma bibliothèque
Et sur les étagères en teck
Y'a
Houellebec, Darrieusecq, Ravalec
Un film ou deux d'Amos Kollek
"Je me souviens" de Georges Pérec
Les Cars avec Rick Ocasek
Un vieux DVD de Star Trek
Le premier album de Miossec
Un quatuor de Janacèk
"A l'est d'Eden" de Steinbeck
Quand j'ai même plus d'quoi faire un chèque
Plus un centime, plus un kopeck
Que j'me sens le dernier des mecs
Comme le Z après le Y
Quand j'ai besoin de faire un break
D'un peu de plaisir, de bonbec
Je vais dans ma bibliothèque
Et sur mes étagères en teck
Y'a
Houellebec, Darrieusecq, Ravalec
"Moi et toi" de Yann Queffélec
"Chasing Amy" with Ben Affleck
La saison deux de Prison break
Babylon babies de Dantec
Le nouveau Beck, un vieux Jeff Beck
Une photo d'un coin du Québec
« A l’est d’Eden » de Steinbeck
Des prises de tête qui vont avec
Quand j'ai plus le moral au sec
Que tout ressemble à un échec
Quand y'a plus rien qui va impec'
Qu'on est loin du plus ultra nec
Je vais dans ma bibliothèque
Et sur les étagères en teck
Y'a
Houellebec, Darrieusecq, Ravalec
Un film ou deux d'Amos Kollek
"Je me souviens" de Georges Pérec
Les Cars avec Rick Ocasek
Un vieux DVD de Star Trek
Le premier album de Miossec
Un quatuor de Janacèk
"A l'est d'Eden" de Steinbeck
Quand j'ai même plus d'quoi faire un chèque
Plus un centime, plus un kopeck
Que j'me sens le dernier des mecs
Comme le Z après le Y
Quand j'ai besoin de faire un break
D'un peu de plaisir, de bonbec
Je vais dans ma bibliothèque
Et sur mes étagères en teck
Y'a
Houellebec, Darrieusecq, Ravalec
"Moi et toi" de Yann Queffélec
"Chasing Amy" with Ben Affleck
La saison deux de Prison break
Babylon babies de Dantec
Le nouveau Beck, un vieux Jeff Beck
Une photo d'un coin du Québec
« A l’est d’Eden » de Steinbeck
mardi, mai 27, 2008
Shotgun house
C'est promis
Je ne tirerai plus au revolver
Sur le poste de télévision
Dans ma shotgun house *
J'en ai assez de voir cet attroupement
Devant ma porte
A chaque fois.
Ce soir encore
Quelqu'un a appelé les flics
Et ce soir encore
Ils sont venus,
En faisant cligner l'oeil bleu
De leurs gyrophares
Sur la nuit plus bleue encore
Et puis ce type
En blouse blanche
Je voyais bien
à sa façon
De me demander avec insistance
Si j'avais compris que le vrai monde
Était pas à l'intérieur
Qu'il n'en était pas sûr lui-même
J'ai eu qu'à lui demander s'il y avait eu des morts
Ou des blessés
Aux informations
Et il a compris ce que je voulais dire
Allez!
Vous pouvez me laisser maintenant
C’est done
La médecine des anciens
Ne marche plus sur le monde moderne
Et puis
Tel que c’est là
Si l'écran de la télé
Continue à débarquer chez moi
Tous gyrophares dehors
A chaque fois que je lui tire dessus
C'est le remède pire que le mal.
(1) A la Nouvelle-Orléans, une shotgun house
- littéralement : maison coup de fusil -
est une maison typique dont toutes les pièces
sont en enfilades.
Je ne tirerai plus au revolver
Sur le poste de télévision
Dans ma shotgun house *
J'en ai assez de voir cet attroupement
Devant ma porte
A chaque fois.
Ce soir encore
Quelqu'un a appelé les flics
Et ce soir encore
Ils sont venus,
En faisant cligner l'oeil bleu
De leurs gyrophares
Sur la nuit plus bleue encore
Et puis ce type
En blouse blanche
Je voyais bien
à sa façon
De me demander avec insistance
Si j'avais compris que le vrai monde
Était pas à l'intérieur
Qu'il n'en était pas sûr lui-même
J'ai eu qu'à lui demander s'il y avait eu des morts
Ou des blessés
Aux informations
Et il a compris ce que je voulais dire
Allez!
Vous pouvez me laisser maintenant
C’est done
La médecine des anciens
Ne marche plus sur le monde moderne
Et puis
Tel que c’est là
Si l'écran de la télé
Continue à débarquer chez moi
Tous gyrophares dehors
A chaque fois que je lui tire dessus
C'est le remède pire que le mal.
(1) A la Nouvelle-Orléans, une shotgun house
- littéralement : maison coup de fusil -
est une maison typique dont toutes les pièces
sont en enfilades.
vendredi, mai 09, 2008
Le nombril du monde
J'ai adoré ton ventre
Comme si c'était le nombril du monde
Chaque caresse
Est comme une prière
Disent les hommes
Qui ne croient plus qu'en leurs désirs
Tout est bouche
Dans nos corps insatiables
J'ai adoré ton ventre
Comme si c'était le nombril du monde
La cible d’un compas
Nous entourant d’un même cercle
Nous
Et le vide
Et la nuit
Et le temps
Qu’elle transpire.
Comme si c'était le nombril du monde
Chaque caresse
Est comme une prière
Disent les hommes
Qui ne croient plus qu'en leurs désirs
Tout est bouche
Dans nos corps insatiables
J'ai adoré ton ventre
Comme si c'était le nombril du monde
La cible d’un compas
Nous entourant d’un même cercle
Nous
Et le vide
Et la nuit
Et le temps
Qu’elle transpire.
dimanche, mai 04, 2008
Night train
C’est un bruit en forme
De train
Un long froissement du soir
Dans la distance
Voyageur aux pieds lourds.
De train
Un long froissement du soir
Dans la distance
Voyageur aux pieds lourds.
vendredi, mai 02, 2008
La loi du silence
Si vous regardez bien
Une goutte de pluie
Vous verrez le monde s'y refléter
Comme si elle le contenait
En entier
Oui
Vous pouvez regarder de n'importe quel coté
Le monde y est bien
Là, juste derrière vous
Au dessus au dessous
Et tout autour
Aussi
Et
Si vous attendez le temps qu’il faut
La goutte finit par sécher
Et
Le monde reste à l'extérieur
Comme il le fait d'habitude
Juste derrière vous
Au dessus au dessous
Et tout autour
Aussi
Et
Le monde est partout
Et
La goutte de pluie
N'a servi qu'à vous faire comprendre cela
L'espace d'un instant
Elle a accompli son destin éphémère
De goutte de pluie
Là
Il ne reste plus que sa trace
Sur la surface lisse
De la vitre
Et aussi une multitude d'autres petites gouttes d'eau
Qui auraient pu dire la même chose
Et qui n'ont rien dit.
Une goutte de pluie
Vous verrez le monde s'y refléter
Comme si elle le contenait
En entier
Oui
Vous pouvez regarder de n'importe quel coté
Le monde y est bien
Là, juste derrière vous
Au dessus au dessous
Et tout autour
Aussi
Et
Si vous attendez le temps qu’il faut
La goutte finit par sécher
Et
Le monde reste à l'extérieur
Comme il le fait d'habitude
Juste derrière vous
Au dessus au dessous
Et tout autour
Aussi
Et
Le monde est partout
Et
La goutte de pluie
N'a servi qu'à vous faire comprendre cela
L'espace d'un instant
Elle a accompli son destin éphémère
De goutte de pluie
Là
Il ne reste plus que sa trace
Sur la surface lisse
De la vitre
Et aussi une multitude d'autres petites gouttes d'eau
Qui auraient pu dire la même chose
Et qui n'ont rien dit.
mercredi, avril 30, 2008
Big sur
Au sud de Carmel
Il y a des montagnes
Posées comme des molaires
Sur
La bouche froide de l'océan
L'eau épaisse
Roule sa barrière de vague
Sur les rochers
Infatigable respiration
Et le surfer sur sa planche
Glisse en équilibre
S'appuyant de la main
Sur l'eau rendue solide
Juste un frôlement
Comme une prière
La promesse
Que l'éternité est là
Dans l'instant
Sous la lumière exacte
Du soleil couchant
En équilibre
Fragile
Sur ses ombres.
Il y a des montagnes
Posées comme des molaires
Sur
La bouche froide de l'océan
L'eau épaisse
Roule sa barrière de vague
Sur les rochers
Infatigable respiration
Et le surfer sur sa planche
Glisse en équilibre
S'appuyant de la main
Sur l'eau rendue solide
Juste un frôlement
Comme une prière
La promesse
Que l'éternité est là
Dans l'instant
Sous la lumière exacte
Du soleil couchant
En équilibre
Fragile
Sur ses ombres.
vendredi, avril 25, 2008
Fausse pointe
Au Lac fausse Pointe
Le vent dansait dans les arbres
Je veux dire
Qu'il dansait vraiment
Heurtant les branches
D'un pied léger, et
Soulevant la longue barbe
Des mousses Espagnoles
Comme un danseur
Qui tourne sur lui même
De branche en branche
Dans la chevelure des cyprès
Aux racines
En triangle.
Le vent dansait
Comme un indien
Bras en signaux
Penché
Dans la plainte des arbres
Et le chant des feuilles
Esprit agile
Qui écarte ses mains
Et voit des branches pousser au bout
Détachées de la lumière
Ainsi parlait le vent
De sa langue muette
Un chant sacré ou se mêle
La gorge de l'oiseau
Et la vibration bleutée
De l'insecte
Dans l'odeur d'écorce
Et de mousse
Au dessus du clapot de l'eau
Et de cîme en cîme
En ombres frémissantes
La trace
Du coureur des bois
Ecrivant sur le soir
Sa prière de gestes
Le pied léger.
Le ciel est un manteau d'orage
Que nous portons à même la peau.
Le vent dansait dans les arbres
Je veux dire
Qu'il dansait vraiment
Heurtant les branches
D'un pied léger, et
Soulevant la longue barbe
Des mousses Espagnoles
Comme un danseur
Qui tourne sur lui même
De branche en branche
Dans la chevelure des cyprès
Aux racines
En triangle.
Le vent dansait
Comme un indien
Bras en signaux
Penché
Dans la plainte des arbres
Et le chant des feuilles
Esprit agile
Qui écarte ses mains
Et voit des branches pousser au bout
Détachées de la lumière
Ainsi parlait le vent
De sa langue muette
Un chant sacré ou se mêle
La gorge de l'oiseau
Et la vibration bleutée
De l'insecte
Dans l'odeur d'écorce
Et de mousse
Au dessus du clapot de l'eau
Et de cîme en cîme
En ombres frémissantes
La trace
Du coureur des bois
Ecrivant sur le soir
Sa prière de gestes
Le pied léger.
Le ciel est un manteau d'orage
Que nous portons à même la peau.
jeudi, avril 24, 2008
Jamais fini...
lundi, avril 21, 2008
Les fruits défendus
Je voudrais bien faire ma cuisine
De la peau de tes mandarines
Croquer la douceur de ta pomme
La noix sur ton baba au rhum
Passer des minutes exquises
Sur les noyaux de tes cerises
Et frotter les poils de ma barbe
Sur le ventre de ta rhubarbe
Je voudrais bien faire mes délices
De ta vanille et ta réglisse
Battre des ailes et faire mon miel
Aux taches de ta mirabelle
Perdre la faim et le sommeil
Sur tous les grains de tes groseilles
Et laisser fondre sous ma langue
La douceur sucrée de ta mangue
Je voudrais bien vivre d’eau fraîche
Sur le teint de ta peau de pèche
Quitte à tomber tout à la fin
Sur les pépins de tes raisins
Faire de tes poires mon dessert
Manger ta prune à la cuillère
Attendre que le monde change
Sur les quartiers de tes oranges
Mais tous tes fruits sont défendus
Les beaux, les cachés, les fendus
J'aurai dû voir et j'ai pas vu
Que tu ne m'aimais même plus
C'est de ma faute de toute façon
J'aurai jamais dû non de non
Tomber amoureux pour de bon
D'une marchande des quatre saisons.
De la peau de tes mandarines
Croquer la douceur de ta pomme
La noix sur ton baba au rhum
Passer des minutes exquises
Sur les noyaux de tes cerises
Et frotter les poils de ma barbe
Sur le ventre de ta rhubarbe
Je voudrais bien faire mes délices
De ta vanille et ta réglisse
Battre des ailes et faire mon miel
Aux taches de ta mirabelle
Perdre la faim et le sommeil
Sur tous les grains de tes groseilles
Et laisser fondre sous ma langue
La douceur sucrée de ta mangue
Je voudrais bien vivre d’eau fraîche
Sur le teint de ta peau de pèche
Quitte à tomber tout à la fin
Sur les pépins de tes raisins
Faire de tes poires mon dessert
Manger ta prune à la cuillère
Attendre que le monde change
Sur les quartiers de tes oranges
Mais tous tes fruits sont défendus
Les beaux, les cachés, les fendus
J'aurai dû voir et j'ai pas vu
Que tu ne m'aimais même plus
C'est de ma faute de toute façon
J'aurai jamais dû non de non
Tomber amoureux pour de bon
D'une marchande des quatre saisons.
jeudi, avril 17, 2008
Falaise
La terre frissonnait
D’algue et de vent
Face à la mer passible
Un monde en tempête
Au charbon de la pluie
Et pourtant fête paisible
Où le goût
Des larmes
Est bien celui du sel
Elle
En haut de la falaise
Elle se tenait face au vent
Tendue comme une voile
Les cheveux en drapeau
Dans le déclin
Rapide
Du soleil couchant
Elle regardait le ciel
Comme un battement d’aile
Venant frôler sa bouche
Juste un rien qui la touche
Un baiser sur les lèvres
Une question posée
Chaque mot bien pesé
Mais où est-il ce prince
Dont je suis le royaume ?
D’algue et de vent
Face à la mer passible
Un monde en tempête
Au charbon de la pluie
Et pourtant fête paisible
Où le goût
Des larmes
Est bien celui du sel
Elle
En haut de la falaise
Elle se tenait face au vent
Tendue comme une voile
Les cheveux en drapeau
Dans le déclin
Rapide
Du soleil couchant
Elle regardait le ciel
Comme un battement d’aile
Venant frôler sa bouche
Juste un rien qui la touche
Un baiser sur les lèvres
Une question posée
Chaque mot bien pesé
Mais où est-il ce prince
Dont je suis le royaume ?
dimanche, avril 13, 2008
Chagrins d'amour
Il y a
Dans les jardins du Luxembourg
à Paris
Un arbre atteint de
Plagiotropisme
Une anomalie
Qui fait perdre aux branches
leur sens de l'orientation.
Au lieu de pousser vers le haut
En direction du ciel
Elles se contorsionnent
De façon grotesque
Comme si l'arbre se repliait
Sur lui-même
Sous l'effet d'une étrange douleur.
C'est d'autant plus triste
Que cet arbre est
Un Catalpa
L'arbre aux feuilles en forme de cœur.
Toutes ces feuilles qui s'emmêlent
Tous ces coeurs désorientés
Qui rampent au lieu de s’envoler.
A croire que
Les gens font pousser
Leurs chagrins d'amour
Dans les jardins du Luxembourg.
Dans les jardins du Luxembourg
à Paris
Un arbre atteint de
Plagiotropisme
Une anomalie
Qui fait perdre aux branches
leur sens de l'orientation.
Au lieu de pousser vers le haut
En direction du ciel
Elles se contorsionnent
De façon grotesque
Comme si l'arbre se repliait
Sur lui-même
Sous l'effet d'une étrange douleur.
C'est d'autant plus triste
Que cet arbre est
Un Catalpa
L'arbre aux feuilles en forme de cœur.
Toutes ces feuilles qui s'emmêlent
Tous ces coeurs désorientés
Qui rampent au lieu de s’envoler.
A croire que
Les gens font pousser
Leurs chagrins d'amour
Dans les jardins du Luxembourg.
mardi, avril 08, 2008
Le danseur
mercredi, mars 26, 2008
Les fiançailles
Peut-être que je t'aimerai
Au premier regard
Un premier regard ça dure toute une vie
Et je te hairai
Au deuxième regard
Mais le deuxième regard
C'est celui qu'on oublie
Peut-être qu'on se mariera
Sous une pluie de riz
Sous une pluie de fleurs
et de rires
et de suie
La suie des cheminées des maisons qu'on aura
Habité dans nos rêves ou qu'on habitera
Une simple cabane
Près d'un coteau qui monte
La où le soleil tombe et où descend la pluie.
Peut être qu'on vieillira
Sans même s'en rendre compte
Ne pas rendre de compte
C'est bien là la question…
Au premier regard
Un premier regard ça dure toute une vie
Et je te hairai
Au deuxième regard
Mais le deuxième regard
C'est celui qu'on oublie
Peut-être qu'on se mariera
Sous une pluie de riz
Sous une pluie de fleurs
et de rires
et de suie
La suie des cheminées des maisons qu'on aura
Habité dans nos rêves ou qu'on habitera
Une simple cabane
Près d'un coteau qui monte
La où le soleil tombe et où descend la pluie.
Peut être qu'on vieillira
Sans même s'en rendre compte
Ne pas rendre de compte
C'est bien là la question…
lundi, mars 10, 2008
lundi, mars 03, 2008
Isabelle

Aujourd'hui sort le nouvel album d'Isabelle Boulay, et comme elle a choisi de chanter une "toune" que j'ai écrite, voici le texte:
L’amour d’un homme
Dehors le ciel est gris, entre bleu et noir
Dehors j’entends la pluie qui remplit le soir
Je voudrais bien changer, le temps qu’il fait
Et puis le temps qui passe, sur le trottoir d’en face
Et puis je voudrais changer, ce que j’vois dans la glace
Tout c’que je sens fragile, comme du verre qui casse
Demain il fera jour, comme on dit souvent
Mais si j’pouvais être bien, tu vois, ça ferait longtemps…longtemps…
Mais tout ça en somme
ça demande au minimun
Un crayon, une gomme
Ou l’amour d’un homme…
Avant j’étais quelqu’un et j’me sens plus personne
Est-ce que ça revient une fois qu’on se pardonne
Tout c’qu’on aurait dû faire et qu’on n’a pas fait
Tout c’qu’on avait de lumière qu’on a laissé brûler
Et tu sais, tout, tout c’qui s’conjugue au passé
C’est pas pour rien qu’ça s’appelle l’imparfait
Et si je peux changer, devenir moi-même
C’est que je t’ai trouvé et que toi tu m’aimes… quand même…
Car tout ça en somme
Ça demande au minimum
Un crayon, une gomme
Ou l’amour d’un homme
Car tout ça en somme
C’est ce que la vie nous donne
Un crayon, une gomme
Et l’amour d’un homme
Vous pouvez écouter la chanson ici
jeudi, janvier 31, 2008
Robin des bois
Sais-tu que cet arbre
Là devant nous,
En face de Notre-dame
Est le plus vieil arbre de Paris?
Sais-tu qu'il doit son nom de « Robinier faux-accacia »
au botaniste Robin
Qui le planta place Dauphine en 1601
Et qu'il fut ensuite déplacé en 1635 pour l'endroit
Où il est aujourd'hui?
Et sais-tu que ce sont en réalité
Ses fleurs
Que les abeilles butinent
Pour faire ce qu'on appelle
Le miel d'accacia?
Quand j'ai eu épuisé
Toutes mes connaissances sur le sujet
J'ai posé un baiser sur ses lêvres,
Comme on pose à la sauvette un point
A la fin d'une phrase
Pour la terminer
Ses yeux ont sourit
C'était sans doute
La première déclaration d'amour
En forme d'arbre
Que quelqu'un lui ait jamais faite.
Là devant nous,
En face de Notre-dame
Est le plus vieil arbre de Paris?
Sais-tu qu'il doit son nom de « Robinier faux-accacia »
au botaniste Robin
Qui le planta place Dauphine en 1601
Et qu'il fut ensuite déplacé en 1635 pour l'endroit
Où il est aujourd'hui?
Et sais-tu que ce sont en réalité
Ses fleurs
Que les abeilles butinent
Pour faire ce qu'on appelle
Le miel d'accacia?
Quand j'ai eu épuisé
Toutes mes connaissances sur le sujet
J'ai posé un baiser sur ses lêvres,
Comme on pose à la sauvette un point
A la fin d'une phrase
Pour la terminer
Ses yeux ont sourit
C'était sans doute
La première déclaration d'amour
En forme d'arbre
Que quelqu'un lui ait jamais faite.
samedi, janvier 26, 2008
L'homme descend de la femme
La fille parlait
et elle disait
mon corps est une terre humide
au matin de l'amour
dans les petites heures
au delà du brouillard
et des choses cachées
j'accueillerai l'homme sans visage
l'homme en chaque homme
glaise de la glaise
je le façonnerai de mes gestes
pour en faire cette fontaine
où le plaisir vient se donner à boire
les mains ouvertes
les paumes tournées vers le ciel
quand les yeux cherchent
ce que les mots ne trouvent pas
la réponse
à aucune question
regarde,
Le ciel est grand
quand il déborde de la chair
et qu'au poignet de l'homme
bat le sang
une prière chaude
et sans gravité
un festin de sexe et de larmes
et de cris et de rage
et de temps
petite mort
pour naître encore
L'homme descend de la femme
et elle disait
mon corps est une terre humide
au matin de l'amour
dans les petites heures
au delà du brouillard
et des choses cachées
j'accueillerai l'homme sans visage
l'homme en chaque homme
glaise de la glaise
je le façonnerai de mes gestes
pour en faire cette fontaine
où le plaisir vient se donner à boire
les mains ouvertes
les paumes tournées vers le ciel
quand les yeux cherchent
ce que les mots ne trouvent pas
la réponse
à aucune question
regarde,
Le ciel est grand
quand il déborde de la chair
et qu'au poignet de l'homme
bat le sang
une prière chaude
et sans gravité
un festin de sexe et de larmes
et de cris et de rage
et de temps
petite mort
pour naître encore
L'homme descend de la femme
jeudi, janvier 17, 2008
Pavese
mercredi, janvier 09, 2008
samedi, janvier 05, 2008
L'idée
C'est quelque chose de léger
Un bonheur simple
Une inspiration d'air
Rien
Une idée qui vient
Sans raison:
Prendre un morceau du silence
Et le tenir dans le creux de sa main
Comme ça!
Un bonheur simple
Une inspiration d'air
Rien
Une idée qui vient
Sans raison:
Prendre un morceau du silence
Et le tenir dans le creux de sa main
Comme ça!
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